DEUX NOU­VELLES ESPÈCES DE PAROSPHROMENUS D’INDONÉSIE DÉCRITES

28 octo­bre 2021 : l’article décrivant deux nou­velles espèces d’Indonésie a été pub­lié par notre sci­en­tifique et respon­s­able du tra­vail de ter­rain Went­ian Shi, avec son équipe Shu­jie Guo, Hary­ono Hary­ono, Yijang Hong et Wan­chang Zhang. L’article a été pub­lié dans le jour­nal Zootaxa et peut être con­sulté ici

Diag­noses of two new species of Parosphromenus (Teleostei: Osphrone­mi­dae) from Bangka Island and Kali­man­tan, Indonesia

Parosphromenus jueli­nae

P. jueli­nae est présent sur l’île de Bangka, où se trou­vent égale­ment P. deiss­neri et P. bin­tan, mais pas aux mêmes emplace­ments. La col­oration de sa nageoire non appar­iée est sim­i­laire à celle de P. deiss­neri, mais elle se dis­tingue de ce dernier par une nageoire cau­dale arrondie avec un rayon médian ram­i­fié non fil­a­menté et une nageoire anale plus petite. Bien que la nou­velle espèce ait la même struc­ture de nageoire cau­dale que P. bin­tan, elle peut être dis­tin­guée de ce dernier par la col­oration dis­tincte de la nageoire non appar­iée et la couleur rouge intense sur les flancs du corps

Cette espèce est lim­itée à quelques ruis­seaux forestiers et marécages adja­cents appar­tenant au même sys­tème flu­vial à Bangka, qui ne sont pas reliés aux habi­tats de P. bin­tan et P deiss­neri. Les habi­tats sont bien préservés et rel­a­tive­ment peu per­tur­bés par les activ­ités humaines. Cepen­dant, la bor­dure de l’aire de répar­ti­tion de cette espèce est aujourd’hui soumise à une pres­sion crois­sante due aux activ­ités agri­coles. Le marécage du lieu de col­lecte sus­men­tionné en 2017 a été drainé et trans­formé en riz­ière en 2019 ; ce qui a prob­a­ble­ment fait dis­paraître la population.

Parosphromenus kishii

Parosphromenus kishii sp. nov. peut être facile­ment dis­tin­gué de tous les autres Parosphromenus par sa nageoire cau­dale rougeâtre unique avec un motif irrégulier de couleur turquoise pâle et une forme rhom­bique pointue.

Parosphromenus kishii sp. nov.est con­finé à une seule riv­ière, qui fonc­tionne main­tenant comme un canal d’irrigation naturel pour une grande plan­ta­tion de palmiers à huile. L’habitat est extrême­ment touché. Tout nou­veau tra­vail dans la plan­ta­tion pour­rait entraîner le dra­gage et l’expansion de cette riv­ière, ce qui pour­rait éradi­quer la seule pop­u­la­tion con­nue de cette espèce. Ainsi, en suiv­ant les Caté­gories et Critères de la Liste Rouge de l’UICN (ver. 3.1), nous pro­posons que cette espèce soit inscrite dans la caté­gorie «En dan­ger cri­tique d’extinction B2ab (iii, v)», en rai­son de sa dis­tri­b­u­tion très restreinte dans une seule riv­ière tra­ver­sant une plan­ta­tion de palmiers à huile (<50 km2) avec un seul emplace­ment connu et la prob­a­bil­ité extrême­ment élevée de s’éteindre en rai­son des travaux poten­tiels des plan­ta­tions de palmiers à huile envi­ron­nantes. Une con­ser­va­tion immé­di­ate in-​situ ou ex-​situ est forte­ment recom­mandée pour cette espèce.

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