Mes expéri­ences avec la repro­duc­tion des Parosphromenus ornat­i­cauda par Bernd Bus­sler

Une expéri­ence très per­son­nelle de l’élevage dif­fi­cile de P. ornat­i­cauda – par Bernd Bus­sler

Mes expéri­ences avec la repro­duc­tion des Parosphromenus ornat­i­cauda

Depuis 15 ans, je m’occupe de l’élevage d’ornaticauda.

Les prob­lèmes sont nom­breux et apparem­ment, ces prob­lèmes sont sem­blables pour tous les éleveurs d’ornaticauda.

Tout d’abord, ils sont dif­fi­ciles à trou­ver; deux­ième­ment, une fois acquis, ils sem­blent dis­paraître pro­gres­sive­ment, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien dans l’aquarium.

Ils se repro­duisent générale­ment à volonté et ont des cou­vées régulières, mais soit les œufs dis­parais­sent, soit sont prob­a­ble­ment mangés, soit peu de larves éclosent. Celles-​ci sont alors aussi soit mangées ou soit dis­parues. Moi aussi, je n’ai générale­ment pu élever que quelques juvéniles, ce qui l’a rendu impos­si­ble à élever avec un petit nombre.

Ça ne pou­vait pas rester comme ça, pensai-​je.

En 2017, j’ai eu l’occasion d’acquérir une plus grande quan­tité d’ornaticauda. J’ai eu 20 paires, que j’ai divisées en trois aquariums.

Cela a com­mencé avec la même his­toire, comme d’habitude, et j’en avais marre donc je cher­chais ce que je pou­vais faire dif­férem­ment cette fois-​ci.

Je garde générale­ment ornat­i­cauda par groupes, dans des aquar­i­ums de 25 litres. Le sol est con­sti­tué de gran­ulés de tourbe sans plantes.

Pour l’équipement, je n’utilise que des feuilles de chêne séchées de de dif­férentes espèces, de préférence du chêne des marais. Les feuilles sont grandes et ont des extrémités pointues. De plus, elles ne se décom­posent pas aussi rapi­de­ment et ne doivent être changées que tous les 4 à 6 mois. La déc­la­ra­tion «pas de plantes dans l’aquarium je voudrais l’expliquer:

Il est bien sûr agréable d’avoir un aquar­ium planté pour la qual­ité de l’eau et créer des cachettes, et je suis tou­jours étonné de voir à quel point les autres aquar­i­ums plan­tés sont magnifiques.

Mais comme mes aquar­i­ums sont exclu­sive­ment des­tinés à l’élevage, je dois penser de manière prag­ma­tique. Avec moi, tout doit être facile à véri­fier et, surtout, je dois voir en un coup d’œil ce qui se passe dans le bac.

De plus, la valeur du pH dans ma con­fig­u­ra­tion descen­dra vers 3, dans laque­lle une plante ne sur­vivra pas longtemps. Je renonce donc dès le départ aux plantes, les plantes mortes ont non seule­ment l’air laides, mais elles pèsent égale­ment beau­coup sur l’eau.

.J’ai le fameux fil­tre Ham­burger, un mur de mousse à l’arrière de l’aquarium avec un exhaus­teur à air.

Pour la repro­duc­tion j’utilise des tuyaux en plas­tique d’environ 10 cm de long, avec un diamètre de 1 à 1,8 cm.

Ils sont fer­més à l’arrière avec un morceau de mousse. Le côté ouvert est placé près de la face avant de l’aquarium. De cette façon, je peux tou­jours voir avec un flash s’il y a et ce qu’il y a dans le tube.

J’ai tou­jours été con­trarié par le fait que mes ornat­i­cauda se repro­dui­saient, mais que le résul­tat était déce­vant, soit la ponte dis­parais­sait, soit seule­ment un ou trois juvéniles sur­vivaient. De cette façon, vous ne pou­vez pas sauver une espèce.

Je l’ai observé pen­dant quelques semaines et j’ai opté pour une méth­ode différente.

Tout d’abord, je sépare com­plète­ment les mâles et les femelles. Ensuite, j’ai net­toyé et mis en place deux aquariums.

Après cela, j’ai social­isé deux femelles et un mâle, et j’ai attendu. D’après ma pro­pre expéri­ence, mes amis et des rap­ports, je savais qu’il était prob­a­ble que le suc­cès de la repro­duc­tion dépendait du mâle.

Puis j’ai attendu jusqu’à ce qu’ils pon­dent des œufs et regardé ce qui se passe. J’ai laissé les mâles frayer trois fois, mais s’ils ne réus­sis­saient pas, ils étaient cap­turés et rem­placés par un autre mâle.

Les mâles qui ne s’en occu­paient pas bien étaient placés dans un aquar­ium sup­plé­men­taire afin de ne pas les mélanger avec les mâles qui n’avaient pas encore frayé.

Et voici que, après plusieurs ten­ta­tives, j’avais un mâle qui en pre­nait par­faite­ment soin. Enfin, j’ai pu récupérer tout un groupe de juvéniles, générale­ment entre 10 et 30, et les élever séparé­ment. Toute cette action dure depuis env­i­ron six mois et j’ai obtenu plus de juvénile que je ne le pen­sais possible.

Main­tenant, beau­coup de d’ornaticauda F1 nagent dans mon aquar­ium. Et j’espère que la généra­tion F1 sera un peu plus facile, espérons-​le, à repro­duire. Cepen­dant, je n’ai pas encore essayé de repro­duire la généra­tion F1. Donc, rien ne garan­tit que ce sera plus facile, mais j’ai bon espoir de pou­voir con­tin­uer ainsi.

Mon «super mâle» va tou­jours très bien et je veux essayer d’élever autant de juvéniles que pos­si­ble, car à un moment donné, le mâle sera trop vieux pour continuer.

Mais jusque-​là, j’espère avoir beau­coup d’ornaticauda pour pou­voir con­tin­uer avec la progéniture.

Salu­ta­tions Bernd Bussler

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