P. ornat­i­cauda

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P. ornat­i­cauda

Un merci spé­cial à Joni K, Wendy W. de Pontianak.

Ornat­i­cauda est une espèce très spé­ciale qui est sig­ni­fica­tive­ment dif­férente de toutes les autres espèces de parosphromenus. Sa dis­tri­b­u­tion est lim­itée dans une zone étroite autour d’Anjungan, dans le bassin de Kapuas, dans le Kali­man­tan Barat. Autre­fois, cette espèce était très facile à obtenir dans le com­merce aquar­io­phile. Ils ont été régulière­ment exportés avec l’espèce sym­pa­trique P. anju­ga­nen­sis. Mais récem­ment, les habi­tats d’ornaticauda ont été endom­magés à plusieurs reprises par une plan­ta­tion d’huile de palme et d’autres inter­férences humaines. Il est devenu de plus en plus rare sur le marché. En août 2017, j’ai décidé de col­lec­tion­ner moi-​même ornat­i­cauda et j’ai organ­isé une expédi­tion avec mon coéquip­ier Ji.

La local­ité type de Pinyuh a été détru­ite il y a longtemps pour des plan­ta­tions de palmiers à huile. Mon amie locale, Wendy, a partagé avec moi sa local­i­sa­tion secrète. C’est un très petit marais avec des con­di­tions d’eau par­faites. Une eau noire pro­pre avec un pH de 4,1, TDS 11. C’est un habi­tat très typ­ique de cette espèce, toutes les autres espèces sym­pa­triques typ­iques y ont été trou­vées. La den­sité de pop­u­la­tion d’ornaticauda était égale­ment très élevée. Le prob­lème était que ce petit habi­tat était directe­ment men­acé par une plan­ta­tion de palmiers à huile. La fron­tière de la plan­ta­tion était à seule­ment 100 mètres de l’habitat. Nous craignions que la plan­ta­tion ne détru­ise véri­ta­ble­ment ce petit marais. Deux autres local­ités ont été décou­vertes dans cette expédi­tion, l’une est un marais avec une forte pop­u­la­tion mais très dif­fi­cile d’accès, l’autre est une petite riv­ière avec une très faible den­sité de pop­u­la­tion d’ornaticauda. Ainsi, la local­i­sa­tion secrète de Wendy reste la prin­ci­pale pour en col­lecter. Lors de la dernière vis­ite d’avril 2018, mes coéquip­iers, Ji et Dai, ont con­firmé qu’une des trois local­ités, la petite riv­ière, avait été com­plète­ment détru­ite en seule­ment six mois, le petit marais restait intact. Mal­heureuse­ment, les choses ont changé lorsque j’ai vis­ité ce lieu six mois plus tard, en octo­bre 2018. Le marais a com­plète­ment dis­paru .La forêt a été rasée, le marécage comblé en rai­son d’un pro­jet de con­struc­tion inconnu, prob­a­ble­ment une exten­sion de la plan­ta­tion de palmiers à huile. Aucun parosphromenus n’a survécu. Il est triste de voir de telles destruc­tions se repro­duire. Tous les six mois, nous allons per­dre cer­tains habi­tats de parosphromenus, et un tel proces­sus ne sem­ble pas pou­voir être arrêté de toute façon. Bien qu’il y ait encore d’autres habi­tats d’ornaticauda, et que cette espèce soit encore régulière­ment col­lec­tée et exportée par les pêcheurs locaux, je ne suis pas sûr que cette espèce sur­vive longtemps à la men­ace du palmier à huile

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